mercredi 11 avril 2018
à lire
Familles Prises en charge
2003 - Travaux non publiés
Qualité de la relation fraternelle et adaptation psychosociale des frères et soeurs placés conjointement ou séparément en famille d'accueil
Thèse de psychologie présentée par Katherine Beauregard à l'université de Montréal
reflexion
La démarche d’aide et d’accompagnement peut difficilement aboutir si la personne qui en bénéficie ne ressent pas ne serait-ce qu’un début de confiance à l’égard des professionnels. Mais, à l’inverse, l’intervenant peut-il vraiment agir avec pertinence et efficacité s’il ne nourrit pas une certaine confiance à l’égard des usagers ? Il y a là une forme de réciprocité qui se déploie à juste distance entre deux extrêmes : d’un côté une parité s’appuyant sur une pleine relation d’égalité et, de l’autre, une soumission et une dépendance de l’aidé envers l’aidant.
Les psychologues ont pris l’habitude de fonder leur intervention sur une démarche de demande de la part de leur patient. Sans une adhésion minimale, ils affirment ne pas pouvoir intervenir auprès d’eux. Même si l’on peut comprendre qu’il est difficile, voire carrément impossible, d’élaborer un travail psychique avec quiconque si celui-ci est hostile à cette démarche, une telle posture a connu de multiples dérives, réduisant le champ de l’intervention au seul public déjà convaincu de ses difficultés et de la pertinence du soutien qui pourrait lui être apporté. Certains psychologues ont toutefois compris qu’il ne fallait pas se limiter à l’expression formelle de cette sacro-sainte demande et qu’il fallait aussi la travailler, la solliciter et la stimuler.
Renonçant à se réfugier dans leur tour d’ivoire, quelques-uns n’hésitent plus, rompant ainsi avec les arcanes de la profession, à partager des moments du quotidien avec les publics qu’ils côtoient. En participant, par exemple, aux repas dans un foyer éducatif ou en étant présents à des activités informelles, ils rompent avec le dogme de la neutralité bienveillante qui interdit d’avoir à entrer dans un réel partagé. Ils perdent certes en distanciation, mais cette proximité relative favorise d’autant plus l’adhésion et la confiance, dès lors où ils n’apparaissent plus seulement comme ces interlocuteurs énigmatiques, silencieux et un peu inquiétants. Pour autant, c’est bien aux psychologues que l’on doit la prise de conscience de nos professions, de placer l’usager en situation non d’objet mais bien de sujet de l’action qui le concerne. La personne aidée ne doit pas se comporter tel un être passif, mais comme actrice de tout ce qui joue pour elle.
Compétences de l’usager
Les travailleurs sociaux auraient potentiellement plus de facilité à tisser un lien de confiance réciproque avec les usagers. Inscrite dans la dynamique du « vivre avec » et du « faire ensemble », leur action peut plus facilement obtenir des résultats visibles et concrets. Même si elles ne sont pas forcément couronnées de succès, les démarches entreprises, les orientations proposées et les solutions esquissées permettent de faire évoluer peu ou prou la problématique dans l’« ici et le maintenant », au mieux en la dénouant, au pire en provoquant une mobilisation. Pour autant, la professionnalisation de ces intervenants, si elle a permis d’accroître leur qualification et leur compétence, a aussi entraîné un certain nombre d’effets pervers. L’enrichissement que peuvent apporter les sciences humaines peut ainsi induire une forme de mépris à l’égard du savoir profane, celui que peut développer tout individu confronté à des difficultés et placé dans l’obligation d’avoir à tenter de les résoudre.
La posture de technicien de la relation, éprouvé aux méthodes d’aide, peut amener à négliger les compétences dont sont dotés des usagers très souvent aptes à élaborer par eux-mêmes des modalités pour progresser, pour peu qu’on y soit attentif. La conviction et/ou l’envie qui animent l’intervenant dans son désir de vouloir et de savoir ce qui est bien pour l’autre peut parfois se concrétiser par une dérive hégémonique à son égard.
Assumer sa subjectivité
La prétention à l’objectivité est un leurre et une illusion. Chacun d’entre nous, fonctionne avec des a priori et des préjugés. C’est même là notre principale façon d’appréhender la réalité. La psychologie évolutive explique que dans la savane, nos lointains ancêtres de la Préhistoire devaient identifier toute situation nouvelle dans un délai d’autant plus bref que leur survie pouvait être mise en jeu : y avait-il un danger qui allait provoquer une fuite salvatrice ou pouvaient-ils rester sur place, sans risque ? Leur cerveau recherchait rapidement dans leur mémoire des analogies avec ce qu’ils avaient déjà rencontré pour identifier et tenter de catégoriser la nouveauté à laquelle ils avaient à faire. Cinq millions d’années après, nous n’avons guère changé. Confrontés à ce que nous ne connaissons pas, nous établissons des comparaisons avec ce que nous avons déjà vécu.
Spontanément, nous nous attendons à ce qu’un jeune de banlieue soit en difficulté, un parent d’enfant maltraité manque de compétences éducatives et une personne porteuse de handicap peu apte à faire preuve d’autonomie. Faire confiance à l’usager, c’est rompre avec ces représentations automatiques. Être professionnel, ce n’est pas renoncer à ses préjugés ni aux inévitables représentations, mais réussir à les reconnaître pour mieux les dépasser. Aller à la rencontre de l’autre, c’est tenter de mieux le découvrir tant dans son potentiel que dans ses fragilités, non pas tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est.
article reflexion
La particularité des journées de Paroles d’enfant, c’est de se poser des questions décalées que pourtant chacun a en tête, sans toujours savoir y répondre.
Tout devrait être simple : d’un côté il y a des personnes en recherche d’aide et de l’autre des professionnels formés pour la leur apporter. Et pourtant, cela ne fonctionne pas toujours comme on le souhaiterait. Se tissent parfois un désespoir et une méfiance qui circulent dans les deux directions. Même lorsque les usagers semblent se montrer coopératifs, ils peuvent percevoir nos interventions comme une forme de violence, de piège, de problème qui va se rajouter à ceux déjà existant. Il est vrai que leur histoire est souvent jalonnée de sentiments de trahison, de colère, d’injustice ou d’abandon de la part de ceux qui ont pu prétendre leur apporter de l’aide.
D’un autre côté, quel professionnel n’a jamais été gagné par un profond sentiment de découragement, se demandant s’il était vraiment raisonnable de fonder quelque espoir sur les capacités d’évolution d’une personne, d’une famille, d’un couple parental, d’un adolescent délinquant… Est-il possible de regagner cette confiance perdue ? C’était là le sujet des deux journées de Paroles d’enfant [1].
Légitime défiance
C’est Yves Stevens, psychologue à Paroles d’enfant, qui a ouvert le bal. La confiance est un support qui est à la fois espéré et craint, a-t-il rappelé. Du côté du professionnel, la bonne volonté et la franchise recherchées chez les usagers ont pour pendant la peur de se faire instrumentaliser par eux. Du côté des familles, le respect attendu de la part de l’intervenant n’a d’égal que la crainte d’être jugées et trahies par lui, avec le risque de voir les failles qui lui sont volontiers présentées être utilisées contre elles. De part et d’autre, chacun ressent le besoin de se sentir en sécurité. Mais, comme dans toute relation, l’authenticité totale est un leurre, s’assimilant plutôt à la quête du Graal. Et l’insécurité comme le doute constituent plus des conditions que des freins à toute intervention.
S’il y a une légitimité à ressentir de la défiance au début de tout contact, le piège est alors de vouloir rassurer à tout prix, en se refusant de valider la prudence et la méfiance ressenties. Ne faut-il pas au contraire concevoir la confiance comme une qualité émergente de la relation d’aide qui se construit, se mérite et s’entretient ? Son élaboration nécessite un délai incompressible, variable selon les circonstances et les personnes. C’est juste le temps nécessaire devant permettre à chacun d’éprouver l’autre et de pouvoir progressivement se faire crédit, sans garantie aucune d’y arriver jamais. Car la confiance, quand elle est aveugle, fait le lit des gourous, des sectes et des abus de pouvoir.
Fondements de la confiance
L’équilibre à rechercher est donc celui qui se situe juste entre le sentiment de toute puissance (« vous êtes tout pour moi » dit l’usager, « je peux tout pour vous » répond le professionnel ») et le sentiment d’impuissance (« vous ne pouvez rien pour moi » dit l’usager, « je ne peux rien pour vous » réplique le professionnel). « Laissons-nous deux ou trois entretiens, pour trouver comment nous pourrions travailler ensemble » semble être l’approche permettant le mieux d’élaborer cette confiance réciproque. Encore faut-il être en état d’entrer dans cette posture. Et c’est le philosophe Éric Fiat qui précisera la condition sine qua non pour y arriver : respecter l’autre, c’est regarder tant dans son passé que dans son avenir, en ne le réduisant pas à ce qu’il est maintenant.
L’espèce humaine étant pauvre en instinct, il lui faut en permanence faire une gymnastique de la raison pour s’adapter au monde. C’est ce qui explique sa plasticité et qui permet de ne jamais désespérer d’elle. Il ne peut dès lors y avoir confiance que là où il y a incertitude, doute, déficit en matière de connaissance, que là où l’on reconnaît que chacun n’est jamais vraiment où il devrait ou voudrait être, que là où l’on considère qu’il y a une place en chacun pour la liberté. Et faire le pari de la liberté, c’est parier sur autrui, en le créditant plutôt qu’en le débitant. En tout homme, il y a une pluralité de destins. Il y a donc place pour le changement et l’évolution.
Facteurs favorisants
La confiance est bien avant tout un positionnement global à l’égard d’autrui, confirme André Grégoire, psychologue à Québec et praticien de la thérapie narrative. Et s’il est des techniques de relation d’aide qui vont avoir tendance à la freiner, il en est d’autres qui jouent un rôle bien plus favorisant. Nos modèles théoriques traditionnels nous incitent à être convaincus de savoir ce qui est bien pour l’autre. On est là dans une forme de pouvoir et de lutte d’influence : « La main qui donne est toujours plus au-dessus de la main qui reçoit », dit un proverbe africain. C’est justement ce savoir expert qui nuit à l’émergence des compétences de l’usager. Tout autre est la démarche qui place la famille en situation de consultée plutôt que de consultante.
Plusieurs ressorts peuvent, dès lors, être utilisés : passer de l’affirmation au questionnement, déprofessionnaliser le langage en utilisant le plus possible les termes de l’usager, le déculpabiliser en ne le confondant pas avec ses problèmes, identifier les moments où cela va bien et mettre en avant ce que cela dit de ses compétences potentielles, l’inciter à prendre position et à s’engager, l’associer à l’évaluation du travail réalisé en commun… Ces différentes pratiques favorisent d’autant plus la confiance qu’elles positionnent l’usager en tant qu’acteur, les réponses à ses problèmes étant essentiellement entre ses mains et l’aide proposée relevant d’une construction commune. « Il s’agit de prendre un rôle plutôt de sherpa que de guide » : aller là où la famille souhaite aller, non où nous voudrions l’amener.
Ce qui peut miner
Il est pourtant des circonstances où la confiance peut être ébranlée, comme à l’occasion de révélations faites par des enfants sur des agressions sexuelles qu’ils ont subies. Mireille Lasbats, psychologue et experte judiciaire, a passé en revue les différentes raisons permettant d’expliquer pourquoi un tiers, témoin de telles confidences, peut parfois ne rien voir, ni ne rien comprendre. Et d’évoquer les déficits d’expression chez le jeune enfant ou encore l’attribution de ses signes de souffrance à d’autres causes, mais aussi le manque d’information et de formation des professionnels (l’enfant se libère souvent de son vécu auprès de personnes pas toujours prêtes à le recevoir).
Mais, il est un facteur essentiel entre tous, c’est la trop grande distance prise pour se protéger d’une réalité bien trop traumatisante. Distance qui peut mener soit à un déni, soit à un diagnostic trop hâtif. Ce mode de défense peut concerner tout autant la victime que l’intervenant : abolir la réalité même d’une perception permet alors de mieux se blinder contre l’afflux d’affects douloureux et insupportables. Dépasser cette sidération psychique passe par une tentative d’objectivation : les échelles d’évaluation et tests projectifs peuvent y aider. Mais cela nécessite aussi de prendre le temps nécessaire, de faire tout particulièrement attention aux premiers contacts et d’accepter de regarder la réalité de l’enfant que l’on a devant soi, avant même de se référer à la doctrine et aux systèmes théoriques d’interprétation.
Comment y remédier
Les enfants victimes parlent souvent en fonction de ce qu’ils pensent que leur interlocuteur peut entendre, complétera Hélène Romano, psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des événements traumatiques. Mais, ils ne sont pas condamnés à errer, pour autant qu’ils rencontrent des adultes transitionnels susceptibles de tisser avec eux un maillage humanisant, de constituer un relais fiable face à l’horreur qu’ils ont vécue et de se positionner en tant que traducteur de sens. Mais les adultes sont parfois bien trop pris dans leurs propres émotions pour être véritablement disponibles.
Toute la difficulté consiste alors à savoir s’ajuster : se laisser affecter par le trauma de l’enfant tout en ne s’effondrant pas, l’accompagner malgré ses limites, sans tomber dans la totipotence. Mais, si essayer de restaurer la relation de confiance perdue du fait de l’agression subie nécessite bien sûr de ne pas banaliser le traumatisme vécu, il ne faut pas, pour autant, enfermer l’enfant dans un statut de victime. Lui offrir un espace intersubjectif lui permettant de se reconstruire nécessite de devenir acteur et non spectateur passif de la monstruosité qu’il a subie. Cela implique d’être dépositaire de sa parole et non de prétendre savoir mieux que lui, de respecter ses théories et ses représentations et non de les invalider en lui imposant la manière dont il doit penser, de lui offrir un espace pour restituer sa personnalité d’enfant et non de lui coller une étiquette.
Du côté des professionnels
Si la confiance nécessite d’être entretenue entre les professionnels et leurs usagers, c’est tout aussi vrai entre les intervenants eux-mêmes. La bonne santé d’une équipe n’est pas dans l’absence de crise, mais dans sa capacité à la gérer et à lui trouver des solutions, a pu expliquer Muriel Maynckeus-Fourez, pédopsychiatre et directrice médicale d’un hôpital. Ce qui devrait étonner, continue-t-elle, ce n’est pas quand cela va mal, mais quand cela va bien. Car de multiples raisons peuvent expliquer la rupture de confiance entre collègues de travail. Ne serait-ce que la recherche d’une illusoire perfection possible ou l’envie de changer l’autre à son image, sans oublier la tendance à rechercher un coupable, en cas de dysfonctionnements.
L’erreur principale dans la gestion d’une équipe consiste bien à chercher une cohérence qui nierait les différences et à ne pas reconnaître le droit de chacun d’avoir son propre mode d’emploi, ses idéologies, ses émotions et de vouloir les préserver face au groupe. Cinq conseils judicieux doivent, dès lors, permettre d’entretenir ou rétablir la confiance au sein de l’équipe : engager un processus de différenciation permettant à chacun de préserver sa place à l’intérieur même du travail d’équipe, aménager une fonction tierce, privilégier le « et » inclusif (additionnant les pistes et hypothèses) plutôt que le « ou » exclusif (cherchant la bonne solution), préserver la place de celui qui est en difficulté et enfin faire circuler toutes les informations pertinentes pour éviter les bruits de couloir.
La confiance réciproque dans la relation d’aide n’est jamais innée et ce à quelque niveau que ce soit. Elle est le produit d’un entretien permanent. On doit donc la cultiver pour la préserver et l’amplifier. Quelques réflexes qui ne sont pas forcément ni naturels, ni spontanés la favorisent : agir en transparence, reconnaître ses limites, ses failles et ses erreurs, mais aussi, à chaque fois que nous diabolisons l’autre, aller chercher ce qu’il bouscule en nous, afin de le requalifier, lui autant que nous-mêmes.
vendredi 30 mars 2018
INFO
11 ASSISES DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE
JEUDI 28 ET VENDREDI 29 JUIN 2018
CITÉ DES CONGRÈS DE NANTES
les VoIsIns
ORGANISÉES PAR LE JOURNAL DES ACTEURS SOCIAUX
EN COLLABORATION AVEC L’ODAS
ET LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LOIRE-ATLANTIQUE
les accueillants
les
grands-parents
les parrains
les amis
les parents
Partir des besoins de l’enfant pour mieux évaluer sa situation
puis mieux l’accompagner semble une évidence, mais ce
n’est pas si simple à mettre en oeuvre. Cela requiert de
pouvoir les évaluer en fonction de contextes toujours
singuliers. Cela implique de mieux identifier et de mieux
valoriser les ressources des diverses familles (qu’elles soient
de sang ou de coeur) qui entourent – ou sont susceptibles
d’entourer – l’enfant. Et pour y parvenir, dans un contexte
suscitant d’importantes tensions et diverses formes de
découragement, les institutions doivent donner l’exemple
en inventant de nouveaux modes de coopération.
Dans la famille
“jeprotègelenfant”
je voudrais…
tous ceux qui répondent
à ses besoins
es modes de vie et configurations familiales ont considérablement évolué ces dernières années
en même temps que l’univers socio-économique, juridique, environnemental ou technologique.
Les repères éducatifs en sont bouleversés. Chacun mesure donc aujourd’hui l’urgence d’une
adaptation des pratiques professionnelles pour mieux accompagner les jeunes et leurs parents.
C’est pourquoi, la loi du 14mars 2016 a explicitement placé la notion de besoins de l’enfant au coeur
de l’approche de notre politique de protection de l’enfance. Cela appelle un changement de paradigme
pour transformer les regards sur la parentalité et l’environnement de l’enfant. Avec pour conséquence
de réformer les pratiques en matière d’évaluation des besoins de l’enfant (en prévention comme en
protection), en matière de travail avec l’enfant lui-même, les parents et/ou les autres acteurs éducatifs
autour de l’enfant, et en ce qui concerne les modes de coopération entre institutions.
Il faut donc maintenant préciser les modalités de cet indispensable changement et les moyens d’y parvenir
dans un contexte difficile sur les plans financier et institutionnel.
C’est ce que propose de faire la 11e édition des Assises nationales de la Protection de l’Enfance avec
l’ambition de contribuer à bâtir une protection de l’enfance 3.0, prometteuse pour les enfants,
motivante ou re-motivante pour ceux dont c’est le métier, et mobilisatrice pour les autres dont c’est
aussi la responsabilité.
jeudi 29 mars 2018
formation
Du 31 mai au 1er juin | (75) PARIS
Faire une place à l’enfant placé
Entre contraintes et désir, place à la créativité
Journées d’étude organisées par l’atelier de recherche sur l’avenir de l’accueil familial (L’atelier 2af).
Association créée en 2012 à la suite du groupe de recherche sur le placement familial du GRAPE. Ses membres se proposent, à partir des pratiques et de leur théorisation dans tous les domaines de la protection de l’enfance, de développer la recherche sur l’avenir du Placement Familial, afin de contribuer à lui donner une dimension de soin au-delà de l’hébergement, d’améliorer les conditions de vie et d’accueil des enfants, en portant une attention particulière aux parents et aux familles d’accueil.
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Jeudi 31 mai de 8h30 à 18h
et vendredi 1 juin de 8h30 à 13h
Maison des associations solidaires
10/18 rue des Terrres au Curé – 75013 Paris
Jeudi 31 mai de 8h30 à 18h
et vendredi 1 juin de 8h30 à 13h
Maison des associations solidaires
10/18 rue des Terrres au Curé – 75013 Paris
info Lien Social
Départements : la place prépondérante du secteur social et médico-social
Les personnels du secteur de l’action sociale et médico-sociale représentent 40% des effectifs des conseils départementaux, selon une récente étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)*. Ainsi, 78 200 agents travaillent pour l’action sociale et médico-sociale : plus de 29 000 sont des personnels socio-éducatifs, essentiellement des assistants sociaux, éducateurs spécialisés et conseillers en économie sociale et familiale, 12 000 sont agents médicaux et paramédicaux – médecins, sages femmes, puéricultrices, infirmiers – et 1 800 sont psychologues. Enfin, près de 35 000 sont des agents techniques et administratifs.
37 000 assistants familiaux
Il faut ajouter à ces chiffres les 36 700 assistants familiaux employés directement par les Conseils départementaux et qui se voient confier l’accueil permanent à leur domicile de mineurs ou de majeurs de moins de 21 ans. C’est donc au total près de 115 000 personnes employées au titre de l’action sociale et médico-social.
Une organisation différente sur chaque territoire
Ces chiffres globaux ne doivent pas masquer la forte différence entre les départements pour l’organisation des services. Ainsi, certains ont préféré la mise en place de services spécialisés quand d’autres se sont organisés autour d’un service social polyvalent. L’action sociale polyvalente regroupe en moyenne 30% des effectifs. Les secteurs de la protection de l’enfance et de la Protection maternelle et infantile (PMI) réunissent chacun 17% des agents, celui des personnes âgées 13% et de l’insertion 9%.
Services polyvalents et PMI
Les professionnels sociaux et éducatifs sont majoritaires dans les services polyvalents (50%) et à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) (27%). Les psychologues interviennent principalement au sein de l’ASE (47%) et de la PMI (27%). Enfin, la présence des personnels techniques et administratifs est plus forte dans les services accompagnant les personnes âgées et les personnes en situation de handicap (69% des effectifs).
*DREES, 115 000 personnes travaillent en 2016 dans le secteur de l’action sociale et médico-sociale des départements, Études et résultats n° 1054, mars 2018
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