En librairie le 8 novembre 2019
Éducateur spécialisé, puis cadre des services de protection de l’enfance, Bernard Ruhaud a
longtemps exercé auprès d’enfants, d’adolescents et de parents en difficulté avant d’assurer
la formation de personnels de l’Aide Sociale à l’Enfance.
Plusieurs des textes rassemblés dans Petits mondes évoquent les situations souvent tragiques
mais profondément humaines qu’il a côtoyées au cours de son activité. Le travailleur social
a cédé la place à un écrivain empathique qui sait dire avec pudeur et tendresse les destins
infimes, les trajectoires inaperçues, et donner une voix, des sentiments à des êtres blessés que
la dureté de la vie en société a rendus invisibles.
Les récits de Petits riens, sur un ton moins grave en apparence, rapportent avec les mêmes
qualités d’écriture (netteté, simplicité, retenue) des choses vues, des épisodes vécus ou rêvés,
et sont sous-tendus par le même attachement à la réalité incertaine, et aux humbles.
Bernard Ruhaud naît à Nanterre en 1948. Il quitte sa famille et la banlieue
parisienne à 17 ans pour s’installer à Toulouse et exercer divers métiers avant d’entreprendre
une formation de travailleur social. Devenu formateur, il publiera des
travaux sur l’accueil familial et le comportement de l’enfant.
Bernard Ruhaud
Petits mondes
suivis de
Petits riens
Récits brefs
ISBN 978.2.86853.661.7
160 pages, 14 /19 cm, 19,00 €
Bernard Ruhaud
Le temps qu’il fait
mardi 26 novembre 2019
dimanche 27 octobre 2019
Protection de l’enfance. Maltraitance politique
M. avait 15 ans. Il venait d’Algérie. Le 28 septembre, il a sauté du toit de son foyer à Montfermeil. Ce jeune mineur isolé étranger était en grande souffrance psychiatrique ; un suivi hospitalier était prévu mais l’attestation CMU était demandée pour entamer les soins. La veille de son suicide, la cellule d’accompagnement des mineurs non accompagnés (CAMNA) de Bobigny avait appelé le foyer pour l’informer de l’arrivée de cette fameuse attestation...
La nouvelle de la mort du jeune garçon a sidéré une équipe déjà très mal en point. Elle a d’abord pensé exercer son droit de retrait. « Mais on nous a dit qu’il n’y avait pas de danger grave et imminent » explique une des éducatrices spécialisées (toutes ont souhaité gardé l’anonymat). « Or, à nos yeux, lorsque nous voyons arriver des jeunes qui sont dans une détresse totale, qui nous disent qu’ils pensent passer à l’acte, je pense qu’il y a danger grave et imminent ». Le 2 octobre, l’équipe entière a saisi la médecine du travail qui a ordonné un arrêt en prévention de risque psycho-sociaux. La CAMNA, soutenue par une large intersyndicale, a ensuite déposé un préavis de grève qu’elle entame aujourd’hui jusqu’à la fin de la semaine.
Maltraitant
Cette cellule d’accompagnement s’est ouverte en septembre 2018 avec une équipe de 10 travailleurs sociaux pour une capacité d’accueil de 300 mineurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. « Dès le mois de décembre, nous avions 500 jeunes à charge pour 8 travailleurs sociaux » témoigne une éducatrice. Puis, au mois de mars, après une série d’arrêts maladies et de départs, quatre travailleurs sociaux restaient en poste pour 800 mineurs… Face à cette situation intenable, la CAMNA engage sa première grève du 23 au 26 avril 2019. Et semble être entendu : ils reçoivent le renfort de postes éducatifs, un poste d’infirmière et un poste de psychologue, au total 12 postes fixes et deux postes de remplacement.
Pourtant, six mois plus tard, la coupe déborde : « Aujourd’hui, nous « suivons » 1150 jeunes et sommes toujours 10 travailleurs sociaux, les autres postes restent vacants car le département a beaucoup de mal à recruter… » explique une éducatrice. Chacune « s’occupe » de 80 à plus de 100 enfants… insupportable. « Dans ces conditions, impossible de faire de la protection de l’enfance. Nous devenons même maltraitant avec ces jeunes. Ils sont dans des hôtels insalubres, remplis de punaises de lit, nous sommes en retard d’une semaine à un mois dans le versement des allocations (300 euros par mois) pour qu’ils puissent manger, cela entraîne de l’agressivité de leur part, mais c’est normal ! » s’emporte une éducatrice.
Par cette nouvelle grève, la CAMNA interpelle l’Etat, les élus, le département, pour trouver des réponses à cette situation « explosive ».
Par cette nouvelle grève, la CAMNA interpelle l’Etat, les élus, le département, pour trouver des réponses à cette situation « explosive ».
à mediter
Haute-Garonne - La solidarité craque

Du jamais vu. En Haute-Garonne, depuis le 11 octobre, 21 des 23 maisons des solidarités (MDS) et les services du siège de l’action sociale départementale sont totalement ou partiellement fermés : un droit d’alerte et de retrait a été déposé le 10 au soir par une intersyndicale SUD, CGT, FO.
La mobilisation a débuté le 26 septembre au service de l’aide sociale à l’enfance (ASE) de la MDS de Frouzins. Le trop plein s’est exprimé après un accès de violence d’une jeune fille contre son éducateur. Un passage à l’acte que l’équipe lit au travers de la mauvaise prise en charge de l’adolescente en besoin de soins spécifiques : impossible de trouver une place dans une structure adaptée. « A charge pour les référents ASE de trouver des solutions au jour le jour », explique Marina Lergenmuller, éducatrice à l’ASE et représentante du personnel syndiquée à Sud CT 31. Insupportable pour l’équipe qui décide d’exercer son droit de retrait.
Une situation symptomatique pour les professionnels de la dégradation des conditions d’accueil et de travail dans les structures de solidarités du département. Cette MDS est rapidement rejointe par la MDS de Cazères. Là encore, il ne reste que quatre référents ASE en poste quand ils sont officiellement onze pour répondre aux missions. Intenable. « De nombreuses mesures de protection de l’enfance ne sont pas exercées, les instances pluridisciplinaires ne peuvent pas se tenir et nombre de procédures ne sont pas respectées », avance le syndicat SUD.
Historique
Les jours suivants, d’autres MDS rejoignent le mouvement, une assemblée générale des services est organisée le 10 octobre. Elle réunit plus de 500 personnes, « fait historique » selon l’intersyndicale qui décide de déposer un droit d’alerte et de retrait pour l’ensemble des maisons des solidarités et des équipes du siège départemental. Insomnies, angoisses, perte de confiance, tension, stress… lors de cette assemblée, les professionnels déversent leur mal-être. Une enquête CHSCT s’engage et l’ensemble des services demandent à être entendus : il faudra deux jours pour que chacun puisse s’exprimer. Le 16 octobre, le département annonce un plan d’urgence devant une salle remplie de plusieurs centaines de professionnels de l’action sociale.
Sebastien Vincini, conseiller départemental PS, chargé du personnel au département de Haute-Garonne avance plusieurs mesures, notamment des créations de poste : le renforcement du pool de remplaçants déjà annoncé de 15 référents ASE et 5 AS de polyvalence par 10 puériculteurs et 5 infirmier diplômés ; la création de 16 postes de référents ASE pour limiter à 25 en moyenne le nombre de mesures ASE par agent ; la création de 8 postes de psychologues à temps plein ; mise en place d’espaces de réflexion et d’élaboration sur les pratiques ; allongement de tous les contrats à durée déterminée à un an ; accord avec les instituts de formation pour l’octroi de bourses d’études en échange d’un engagement auprès de la collectivité. Le département promet par ailleurs l’ouverture d’un service d’accueil d’urgence, de 40 places en MECS et de place pour les jeunes accompagnés en logement diffus.
Oubliés
Si l’intention est là, les professionnels maintiennent la mobilisation. L’inquiétude face à une vaste réorganisation des services dans le cadre d’un projet de territorialisation demeure importante. Et « il reste beaucoup d’oubliés », remarque Vincent Poliani, de SUD CT 31. « La polyvalence subit les disfonctionnements de la protection de l’enfance, explique sa collègue Marina Lergenmuller. Les AS croulent sous les informations préoccupantes à traiter, parfois lorsqu’elles estiment qu’il faudrait une aide éducative à domicile, elles attendent avant de la transmettre à leurs collègues de l’ASE parce qu’elles savent que la mesure ne sera pas exercée concrètement puisque l’ASE est sous l’eau… Elles gardent tant qu’elles peuvent la situation et elles craquent ». En PMI, l’absence de médecins empêche le respect de toutes ses missions. Le département compte cinq conseillères en économie sociale familiale. « Elles se partagent les 23 MDS, courent partout, n’ont pas de bureau attitré, pas d’interlocuteurs… », témoigne Martine Urzay, assistante sociale syndiquée SUD CT 31. Le département promet de revoir leur périmètre d’intervention. Pas suffisant.
Désormais, les professionnels attendent le résultat de l’enquête CHSCT dans les prochains jours. Tous conviennent qu’il y aura un avant et un après cette mobilisation.
lundi 30 septembre 2019
Justice des mineurs – L’alerte des professionnels
Ce 11 septembre, en Conseil des ministres, Nicole Belloubet, ministre de la Justice, présentait la réforme de la justice des mineurs. Cette réforme attendue de l’ordonnance de 45 ne sera pas votée par l’Assemblée mais passera par ordonnances.
Elle avance une « présomption de discernement », soit un seuil d’irresponsabilité pénale à 13 ans. La réforme laisse cependant la possibilité au procureur ou au juge de motiver leur décision s’ils souhaitent engager des poursuites pénales en dessous de 13 ans. Dans une contre-proposition à la réforme publiée en avril dernier, des professionnels de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), éducateurs, psychologues, magistrats avançaient un seuil irréfutable d’irresponsabilité pénale à 14 ans.
Mise à l’épreuve éducative
La réforme installe une nouvelle procédure qui supprime la procédure d’instruction devant le juge des enfants, permet un jugement en trois mois suivi d’une « mise à l’épreuve éducative » sur 6 à 9 mois avant la décision sur la sanction du juge des enfants. « Elle prend en compte l’évolution du mineur, sa personnalité, les efforts accomplis et/ou les incidents survenus » avance le ministère.
« C’est une rupture fondamentale avec l’esprit de l’ordonnance de 45 » réagissent plusieurs syndicats (CGT-PJJ, SNPES-PJJ, FSU) mobilisés ce même jour à Paris (photo) pour demander « des moyens pour l’éducation pas pour l’enfermement ». « On est sur une institution qui va promouvoir des mesures de contrôle, des mesures probatoires où la dimension éducative sera réduite à un paravent », s’emporte Vito Fortunato éducateur PJJ du SNPES-PJJ qui craint un bouleversement complet des pratiques des professionnels.
La nouvelle procédure est « un leurre », selon Aurore Trepp de la CGT-PJJ. « Désormais, le jugement sur la culpabilité interviendra dans les 10 jours à trois mois là où actuellement nous pouvons avoir 6, 8, 10 mois pour travailler, nous éducateurs, avec un adolescent sur sa responsabilité et qu’il puisse arriver à l’audience en disant : « j’ai compris ». La nouvelle procédure ne lui laisse plus ce temps là. Elle commence par poser la culpabilité puis interroge : si tu te tiens bien pendant la période de mise à l’épreuve alors la dispense de peine sera peut-être possible ».
La nouvelle procédure est « un leurre », selon Aurore Trepp de la CGT-PJJ. « Désormais, le jugement sur la culpabilité interviendra dans les 10 jours à trois mois là où actuellement nous pouvons avoir 6, 8, 10 mois pour travailler, nous éducateurs, avec un adolescent sur sa responsabilité et qu’il puisse arriver à l’audience en disant : « j’ai compris ». La nouvelle procédure ne lui laisse plus ce temps là. Elle commence par poser la culpabilité puis interroge : si tu te tiens bien pendant la période de mise à l’épreuve alors la dispense de peine sera peut-être possible ».
Vingt nouveaux centres éducatifs fermés
La possibilité d’une audience unique qui juge à la fois de la culpabilité et de la peine reste possible, une sorte de comparution immédiate pour les mineurs, s’alarment les syndicats qui rappellent que, contrairement à une idée répandue, la justice des mineurs n’est pas laxiste. Selon eux, c’est ce faux procès qui pousse aujourd’hui le politique vers toujours plus de répressif. L’annonce de la création de 20 centres éducatifs fermés signe, pour ces professionnels, le choix du répressif sur l’éducatif. « Ce sont des antichambres de la prison » tranche Vito Fortunato qui rappelle les critiques répétées de ces centres par la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté. Et leurs coûts bien plus importants que ceux des mesures en milieu ouvert.
Le ministère souligne que le Parlement a désormais un an pour débattre et modifier le projet de loi de ratification de cette réforme qui devrait entrer en vigueur le 1er octobre 2020.
mardi 10 septembre 2019
mercredi 4 septembre 2019
Le 3 septembre 2019 | Marianne Langlet
L’école inclusive, au programme gouvernemental de la rentrée, suscite de nombreuses attentes autant qu’elle inquiète et mobilise élèves, parents, associations et structures médico-sociales.
« Vous annoncez une rentrée 2019 pleinement inclusive ; quelle garantie apportez-vous pour que des milliers de jeunes n’ayant pas eu de réponse en matière d’orientation ou d’accompagnement trouvent une solution ? » Le 18 juin dernier, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, répond aux questions de la commission d’enquête parlementaire sur l’inclusion des élèves handicapés déclenchée après les multiples mouvements qui ont suivi la rentrée 2018. Selon l’exposé des motifs, elle s’interroge sur « l’écart important qui subsiste entre les ambitions du législateur en 2005 et la réalité vécue sur le terrain par les enfants et adolescents handicapés, leurs familles et la communauté éducative ». Alors son rapporteur, le député communiste Sébastien Jummel, interpelle ainsi le ministre. Quelles garanties pour cette nouvelle rentrée ?
Le discours ministériel se veut ambitieux : « Une école pleinement inclusive » qui offrirait « à chaque enfant en situation de handicap une rentrée 2019 similaire à celle de tous les autres enfants ». Le gouvernement s’engage à « mieux accueillir les parents », « simplifier les démarches », « personnaliser les parcours des élèves », notamment en installant des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) qui devront coordonner les moyens d’accompagnement au sein des écoles. En cette rentrée 2019, ils devraient être installés dans 300 circonscriptions du premier degré (sur 1 466), 000 collèges (sur 7 153) et 250 lycées professionnels (sur 1 456).
Effets d’annonce
Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), mobilisés depuis plusieurs mois pour revendiquer une revalorisation de leur statut et des salaires corrects, restent sur leur faim : la fin des contrats aidés et le passage d’un CDD d’un an à trois ans ne répondent pas à leurs attentes. Ils conservent un niveau de salaire au SMIC, 60 heures de formation et un statut précaire. Ils craignent que l’objectif de mutualisation des moyens humains d’accompagnement, installé par les PIAL, ne se fasse au détriment de la qualité de l’accompagnement et ne mette un terme à l’accompagnement individualisé. Pour les enseignants qui seront confrontés dans leurs classes à diverses situations de handicap, il est prévu une plateforme dédiée pour répondre à leurs questions et leur proposer de la documentation… Une « cellule de réponse » aux familles devait être mise en place de juin à octobre dans chaque département avec l’engagement que chaque appel passé reçoive une réponse dans les 24 heures…
Pour Jacques Biringer, délégué national du pôle jeunesse, éducation, scolarité et petite enfance de l’association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH), beaucoup d’effets d’annonces, peu de concret : « Présenter les PIAL comme la solution, c’est un peu court. Nous n’avons rien ou très peu sur la formation des enseignants, les 60 heures de formation des AESH existent déjà, si les PIAL restent simplement un outil de gestion de ces professionnels et non pas un centre ressource pour fluidifier le parcours des élèves comme nous le demandions, nous allons passer à côté de l’objectif. »
Plusieurs collectifs de parents d’enfants handicapés, de jeunes sourds et aveugles et de professionnels du médico-social manifestaient le 16 juin dernier à Paris contre une école inclusive au rabais et la fermeture de structures spécialisées au nom de cette politique d’inclusion à marche forcée. « Cet argument masque un choix économique, visant au remplacement de ces établissements par des plateformes désincarnées de services et de prestations », affirme leur pétition Urgence handicap : danger !, qui atteignait près de 25 000 signatures fin août.
Agenda
Du 7 au 8 novembre
Le travail social au défi des politiques d’insertion socioprofessionnelle
Le travail social au défi des politiques d’insertion socioprofessionnelle
Colloque scientifique organisé par le PARS (Pôle autonome (...)
Vendredi 8 novembre
Accueillir, rencontrer, accompagner
Accueillir, rencontrer, accompagner
De l’accès aux droits fondamentaux à la promotion de la (...)
samedi 20 juillet 2019
Handicap : Mobilisation nationale en chantier
Simplifier la vie des personnes handicapées ; décomplexifier l’accès à la Prestation de compensation du handicap (PCH) ; améliorer son articulation avec l’Allocation pour l’éducation de l’enfant handicapé ((AAEH) ; soutenir la parentalité ; doper le fonctionnement des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et envisager un pilotage national ; coconstruire les politiques publiques avec les personnes concernées ; limiter les départs en Belgique…
Autant de propositions présentées le 10 juillet par le comité de pilotage de la 5ème Conférence nationale du handicap (CNH) intitulée « Tous concernés, tous mobilisés » à Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. Un comité de pilotage composé de trente-cinq personnes, acteurs de la société civile et membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Entre décembre et juin 2019, il a planché sur les cinq chantiers de la CNH avec de nombreux acteurs - personnes en situation de handicap, administrations centrales, Caisse nationale de l’autonomie (CNSA), etc. - Un travail de concertation unanimement salué.
Autant de propositions présentées le 10 juillet par le comité de pilotage de la 5ème Conférence nationale du handicap (CNH) intitulée « Tous concernés, tous mobilisés » à Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. Un comité de pilotage composé de trente-cinq personnes, acteurs de la société civile et membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Entre décembre et juin 2019, il a planché sur les cinq chantiers de la CNH avec de nombreux acteurs - personnes en situation de handicap, administrations centrales, Caisse nationale de l’autonomie (CNSA), etc. - Un travail de concertation unanimement salué.
Nous aussi
Si Annie Coletta, présidente de l’Association des directeurs de MDPH, partage les constats du groupe de pilotage, elle souligne la nécessité de ne pas rester « à moyens constants » pour rendre les MDPH plus efficaces. D’autres représentants d’associations pointent la nécessité d’ouvrir de nombreuses places dans les établissements médico-sociaux pour enfants et adultes handicapés ou encore de prendre en compte la spécificité des enfants polyhandicapés dans une « future société inclusive ». Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi, l’association française des personnes handicapées intellectuelles, demande l’accessibilité de toute l’information les concernant notamment grâce au Facile à lire et à comprendre (Falc).
Sophie Cluzel rendra ses arbitrages à l’automne à l’occasion d’un « Grand forum national pour une société inclusive ».
Sophie Cluzel rendra ses arbitrages à l’automne à l’occasion d’un « Grand forum national pour une société inclusive ».
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